Archives mensuelles : février 2016

« Demain », le film

J’ai finalement été voir le reportage .

demain

Dans le cadre de la rédaction de mon ouvrage sur les modes de vie alternatifs, cela me semblait tout de même opportun d’aller voir de quoi il s’agissait !

Le synopsis est ambitieux : les réalisateurs parcourent le monde pour voir comment certaines personnes, certaines entreprises, certaines villes ou états abordent les problématiques sociales, économiques, écologiques et humaines de notre époque.

Nous sommes loin des reportages « Al Goresques » qui exploitent à l’envie la fibre de la peur et du catastrophisme pour éveiller les consciences : ça c’est fait. On a aujourd’hui les sceptiques d’un côté et, de l’autre, ceux qui comptent encore vivre sur cette planète l’expérience humaine. C’est comme si tout cela était acquis. Et plutôt que de retaper sur le même clou, tout en rappelant les problématiques, le film s’attarde surtout sur les réalisations, sur ce qui est fait ou est en train de se faire. Ce n’est pas du tout un reportage écolo-bobo. D’ailleurs, si l’écologie est perpétuellement en trame de fond, le scénario va beaucoup plus loin en liant avec intelligence les thèmes de l’économie, de l’argent, de l’enseignement ou de la politique. Montrant (comme je l’ai évoqué dans le billet de l’engrenage) qu’il est impossible de prendre les choses de façon strictement séparées : notre organisation humaine forme un tout.

C’est presque froid comme film. On ne tire pas la larme au spectateur (tirer l’alarme c’est déjà fait!). Il ne joue pas sur les cordes de la sensibilité si ce n’est celle de l’espoir.

Et là on ne peut que les féliciter. Ça fait mouche, du coup. Personne n’est vraiment brusqué ou culpabilisé, mais plutôt ragaillardi !

A recommander donc. Même aux sceptiques, aux anti-écologie, aux capitalistes, à tous ceux qui ont peur de changer leurs petites habitudes, à ceux qui confondent changement d’habitude et retour à l’âge des cavernes, bref, même eux risquent d’être touchés ici ou là par la façon d’aborder les enjeux de ce siècle. Et même si celui qui suit le fil d’actualité parallèle aux grands média est déjà sensible à cette façon d’aborder les sujets, il se sentira moins seul de constater le succès de ce reportage.

Les générations se remplacent. Et j’ai l’impression d’en mesurer toute la différence dans ce film : c’est une analyse lucide, concrète, sans apitoiement. Du genre : tu veux vivre ? Alors écoute ça. Arrête de ressasser et agis dans ce sens là.

C’est cette génération là qui se met en branle. Une génération soit dans l’endormissement des esprits (des moutons dociles il y en aura toujours), soit dans la critique. Et ceux qui critiquent, qui organisent les manifestations, les indignations, ceux là, sont un régal et un futur… car ils font vivre le projet des rares visionnaires « d’antan ».

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